Archives mensuelles : novembre 2019

Zoom sur le camélia, l’arbuste aux remarquables fleurs

On le connaît pour ses magnifiques fleurs et sa grande rusticité… Le camélia est un arbuste que l’on peut voir fleurir dès le mois d’octobre… Et si on s’y intéressait de plus près ? L’occasion de découvrir sa riche histoire, d’apprendre à le cultiver au jardin et en prendre soin toute l’année. 

Mais qui est le Camélia ? 

Le camélia est un arbuste qui mesure entre 2 à 4 mètres, au feuillage persistant et à la floraison hivernale. Il tire directement ses origines d’Asie et plus précisément du Japon et de la Chine, où les fleurs de Camélia sont considérées comme précieuses et sacrées depuis des millénaires. Elles sont utilisées pour faire de l’huile ou encore du thé… 

C’est au 16ème siècle que la fleur de camélia apparue en Europe, et au Portugal plus exactement. On considère que c’est vers la fin du 18ème siècle que le camélia japonica se fera connaître en France, grâce au célèbre Botaniste anglais : Robert Fortune. Puis, Ferdinand Favre, homme politique français, introduit les premières graines de camélias à Nantes, en 1806. Son objectif était d’acclimater le camélia à l’Ouest de la France pour permettre sa culture en extérieur. L’histoire raconte qu’il réussit alors cet exploit après des centaines de semis successifs, durant 30 ans. Il possédait sur sa propriété, à Saint Sébastien Sur Loire, plus de 7000 pieds de camélia… Aujourd’hui, de nombreux asiatiques connaissent Nantes et son label “Jardin d’excellence mondiale” pour sa collection de camélias ! Ce sont plus de 1200 variétés de camélias présentes à Nantes, et répartis sur 5 sites différents… Et en 2016, le Jardin des Plantes reçu donc le label “Jardin d’excellence mondiale”. Un privilège quand on sait que seulement 45 parcs et jardins dans le monde le possèdent… 

Comment planter le camélia ? 

Il est bon de savoir que les camélias apprécient particulièrement les sols acides. Pas de panique si votre terre n’est pas acide ! Il est tout à fait possible de créer un substrat adapté… 

Le camélia se plante à l’abri du vent et hors des périodes de fortes chaleurs ou bien de gelées, donc entre octobre et avril, mais on privilégiera plus particulièrement une plantation automnale, permettant un meilleur enracinement de la plante. 

Le camélia à la floraison automnale, dit camélia Sasanqua, sont à planter au printemps à un emplacement moyennement ensoleillé. Les fleurs apparaîtront alors de septembre à décembre. Le camélia Japonica fleurira quant à lui de février à mai, et doit donc être planté en automne, au mois d’octobre de préférence. On lui privilégiera une exposition ombragée voir moyennement ombragée. 

Le matériel nécessaire :

Etape 1 : Préparer le terrain et un mélange adapté au camélia. 

  • - Creuser un trou du double du volume de la motte du camélia. 
  • - Plonger la motte dans un seau d’eau et attendre qu’il n’y ai plus de bulles qui remontent. 
  • - Préparer un mélange homogène de ⅔  de terre de bruyère et ⅓ de terre issue du trou effectué dans le jardin. 

Etape 3 :  Placer le camélia dans le trou prévu à cet effet 

  • - Placer la motte du camélia dans le trou et combler le tout avec le mélange de terreau fait au préalable. 
  • - Il est conseillé d’appuyer autour de la tige du camélia assez régulièrement pour éviter la création de poches d’air. 

Etape 4 : L’aménagement d’une cuvette 

  • - Avec le surplus de terre, créer une cuvette sur le camélia et arroser généreusement. L’objectif de cette cuvette est de retenir l’eau en attendant que le sol se tasse. 

Etape 5 : L’arrosage 

Si la camélia est planté en été, il est important de garder son sol humide afin qu’il se développe correctement. 

Quels gestes pour entretenir le camélia ?

Comme expliqué précédemment, le camélia est une plante qui aime l’humidité… Si vous ne vivez pas dans une région où il pleut régulièrement, il est conseillé de l’arroser régulièrement, surtout en été. Vous pouvez par exemple opter pour un arrosage goutte à goutte pour répondre aux besoins de la plante... De plus, le paillage limitera aussi l’évaporation… 

Si votre camélia se trouve en pot, il aura besoin d’une protection cet hiver... Car il a les racines frileuses ! Pour cela, on privilégie d’entourer le pot d’une bâche à bulles. 

A l’inverse, si votre camélia est en terre, les deux premières années nous préconisons de recouvrir ses racines d’une paillis d'écorces de pins. Enfin, malgré sa grande rusticité, le camélia ne supporte pas la neige sur ses feuilles… Ayez donc le réflexe de secouer ses feuilles ou tout simplement de le recouvrir d’un voil d’hivernage. Et le tour est joué ! 

Vous êtes désormais fin prêt à accueillir un camélia au jardin en pot ou en terre… Il peut encore être temps de le planter, si les premières gelées n’ont toujours pas pointé le bout de leur nez, dans votre région… Sinon, le retour du printemps sera l'occasion de faire une place à un camélia au jardin.

Comment protéger vos plantes du gel ?

Certaines plantes du jardin ne sont pas adaptées à l’intensité de l’hiver et ont besoin d’être protégées du vent, de l’humidité et du gel… L’objectif est d’isoler ces belles plantes de l’air frais, tout en leur assurant une bonne aération. Découvrons ensemble quelles sont les plantes concernées par la protection du gel, quel est le matériel nécessaire et quelles sont les différentes étapes à suivre. 

Quelles sont les plantes concernées par la protection du gel en hiver ? 

Les plantes qui ne supportent pas le froid ni le gel sont dites “non-rustiques”. L’action qui consiste à les protéger de la rigueur de l’hiver se nomme “l’hivernage des plantes”. 

Voici les différentes plantes à hiverner : 

  • - les plantes dites méditerranéennes, tels que le laurier rose, le pélargonium, le palmier, le bananier, ou encore le bougainvillier… Elles sont à protéger dès les premières gelées. 
  • - Les plantes aux fleurs tropicales, comme l’hibiscus ou encore les orchidées sont à rentrer en intérieur et à placer dans une température ambiante supérieure à 10 degrés. 
  • - Les cactus sont aussi à rentrer dans une pièce fraîche et lumineuse 
  • - Les arbustes dit “gélifs”, tels que les rosiers tiges 
  • - Les plantes en pot (idéalement à surélever et à placer, contre un mur, au sud) 

Quel est le matériel nécessaire pour protéger les plantes, arbustes ou arbres fruitiers du gel ? 

Il vous faut : 

  • - de la paille, du paillis, de la paillette de lin, ou bien des feuilles mortes tout droit sorties du jardin...
  • - du voile d’hivernage 
  • - de la ficelle 
  • - du plastique à bulle ou bien de la toile de jute 
  • - un sécateur
  • - une paire de gants adaptée (lien vers des gants adaptés à ce genre de travaux) 

Les différentes étapes pour protéger les racines et les branches des plantes frileuses 

  • - 1ère étape : appliquer au moins 5 cm d'épaisseur de paille, de feuilles mortes ou encore de la paillette de lin au pied de la plante en question. Cela permet alors de protéger le système racinaire. 
  • - 2ème étape : utiliser le plastique à bulle ou bien la toile de jute pour protéger le tronc. Pour une protection optimale, il est conseillé de découper une double épaisseur de matière à enrouler autour du tronc et maintenir avec de la ficelle. 
  • - 3ème étape : couvrir les parties aériennes de l’arbre, les branches, avec une double épaisseur de voile d’hivernage. On se place en bas des branches, c’est-à-dire en haut du tronc, et entoure les branches en tournant, comme un bonbon. Après avoir entouré de deux épaisseurs, couper avec un sécateur. 
  • - 4ème étape : la dernière opération consiste à fermer le voile d’hivernage, en plaçant une ficelle en haut et une ficelle en bas. 

Le saviez-vous ? Une couche de voile d’hivernage augmente de 2 à 3 degrés la température autour des plantes. 

Dès le retour des beaux jours (température de 10° environ), n’hésitez pas à défaire le haut du voile d’hivernage pour laisser l’arbre ou la plante profiter d’un air plus doux et ainsi s’aérer… 

Comment fabriquer des boules de graines à oiseaux?

En été, les oiseaux sont insectivores… Ils trouvent tout ce dont ils ont besoin dans la nature. Cependant, avec le retour du froid, leur régime alimentaire se modifie et ils deviennent granivores ! Mais en hiver, il leur est plus difficile de trouver de quoi se nourrir… Alors, pourquoi ne pas mettre à leur disposition de délicieuses boules de graines faites maison ? Découvrons ensemble le matériel et les ingrédients nécessaires, les étapes de fabrication et où les déposer au jardin. 

Le matériel et les ingrédients pour fabriquer des boules de graines à oiseaux 

Pour fabriquer une quinzaine de boules environ, il vous faut :

  • - de l’huile de noix de coco solide 
  • - de l’huile de tournesol 

Sachez que les matières d’origine animale sont dangereuses pour les oiseaux, car elles risquent de provoquer des maladies cardio-vasculaires. Privilégions donc l’huile d’origine végétale. 

  • - des graines mélangées pour oiseaux que l’on trouve spécifiquement dans les jardineries, au rayon animalerie. Il est fortement déconseillé d’utiliser d’autres graines mélangées, car elles risquent de contenir du sel
  • - des noix émiettées 
  • - différentes graines d’arachides 
  • - des graines de tournesol et décortiquées et non décortiquées 
  • - une casserole 
  • - une cuillère en bois
  • - un grand récipient 
  • - des pots de yaourt vides ou petits récipients similaires 
  • - des pommes de pins ramassées par les enfants à l’occasion d’une balade en forêt… 
  • - de la ficelle ou bien du raphia
  • - des allumettes 

Les différentes étapes de fabrication des boules de graines à oiseaux 

1ère étape : la préparation des suspensions des boules de graines. 

  • - pour chaque boule suspendue, prévoir 20cm de raphia et 3 allumettes
  • - prendre l’extrémité d’un raphia, mesurer 2cm et attacher une première allumette puis répéter l’opération tous les 2cm pour les deux autres allumettes
  • - placer le bout de la ficelle au fond du pot en question et vérifier que les 2 premières allumettes se trouvent bien dans le peau et la troisième à l’extérieur. 

L’opération est à renouveler pour la quinzaine de pots 

2ème étape : la confection des boules 

  • - placer toutes les graines dans un grand récipient 
  • - à feu doux, faire fondre l’huile de coco en veillant à ce qu’elle ne chauffe pas trop 
  • - une fois l’huile chauffée, recouvrir les graines dans le récipient et mélanger à l’aide d’une cuillère en bois 
  • - remplir les pots de yaourt avec le mélange 
  • - réserver au frais pour durcir le mélange 
  • - enfin, démouler les boules de graines en tirant doucement sur la ficelle 

Il est aussi possible d’utiliser des pommes de pins ramassées en forêt par les enfants… Il suffit simplement de recouvrir la pomme de pin du mélange en question et là aussi laisser durcir. 

Quelques petits conseils pour bien nourrir les oiseaux au jardin 

  • - Pour éviter une sorte de concurrence entre les différentes espèces d’oiseaux, n’hésitez pas à placer plusieurs mangeoires dans votre jardin. C’est aussi un moyen d’éviter la transmission de maladies. 
  • - Contrairement à ce que l’on pourrait croire, envelopper la nourriture des oiseaux dans des filets, comme ce que l’on peut trouver dans le commerce, est déconseillé car ils risquent de se coincer les pattes dedans 
  • - Donner du pain à manger aux oiseaux est aussi à éviter… En effet, on y trouve du gluten qui n’est pas adapté aux systèmes digestifs des oiseaux. 
  • - Ce n’est pas toujours un réflexe, mais n’hésitez pas à proposer de l’eau à nos amis à plumes ! Ils pourront s’y baigner pour nettoyer leur plumage ou tout simplement boire...
  • - Les grives, pinsons ou bien les merles se nourrissent au sol… Des pommes ou poires flétries peuvent tout à fait leur convenir. 

Vous êtes fin prêts pour vous lancer dans la fabrication de boules de graines végétales pour les oiseaux  de votre jardin… C’est un moyen de les protéger et de les aider à subsister durant les périodes de froid ! Les boules de graines peuvent être déposées au jardin à la mi-novembre et retirées lorsque le printemps pointera le bout de son nez…

Comment entretenir son sécateur ?

L’automne offre l’occasion de faire du ménage au jardin, mais aussi de trier et nettoyer nos outils de jardinage quotidiens… Et puisque la taille des arbustes se termine, notre sécateur a bien besoin d’un brin d’entretien ! Cet outil indispensable au jardinier doit être entretenu régulièrement, car s’il est sale et mal affûté, il peut faire souffrir les végétaux… Apprenons ensemble à démonter le sécateur, le nettoyer et l’affûter avant l’hiver.

Démontage du sécateur

En règle générale, les sécateurs sont démontables… Cependant, il peut arriver que certains sécateurs moins qualitatifs ne le soient pas. Vous pouvez donc sauter cette étape. Au contraire, si cela est possible, voici les étapes à suivre :

1)  Prendre une photographie, à l’aide de votre smartphone, du sécateur avant qu’il soit démonté. C’est un moyen de s’assurer que le sécateur sera correctement remonté.

2)  Il est tout à fait envisageable de se munir de gants anti-coupures pour plus de sécurité

3)  Se munir d’un tournevis ou bien d’une clé adaptée au sécateur en question pour dévisser la vis qui permet de maintenir les deux lames

4)  Une fois les deux lames coupantes enlevées, il est possible de passer au nettoyage.

Nettoyage des différentes pièces du sécateur

On privilégiera de l’eau savonneuse et une éponge, un chiffon ou une brosse pour correctement nettoyer le sécateur. L’objectif est donc d’éliminer les résidus de végétaux, la sève, ou encore les petits morceaux de feuilles. Nettoyer les différentes pièces de votre sécateur le protégera ainsi de la rouille…

Astuce du “renard noir” : Si jamais votre sécateur dispose d’un traitement antiadhésif au niveau des lames, il suffit de le frotter à l’aide d’un chiffon imprégné de produit pour vitre par exemple.

L’affûtage des lames du sécateur

Passons à l’étape plus délicate, l’affûtage du sécateur. Pour qu’il soit réussi, cela demande une certaine expérience et habitude… Mais il y a un début à tout ! Découvrons les différents gestes à avoir.

Nb : Un sécateur est composé d’une lame dite mobile, qui est tranchante, ainsi que d’une contre-lame fixe, qui elle n’est pas affûtée.

Il vous faut : une pierre à aiguiser (avec un grain 400/1000), un petit récipient d’eau et un chiffon.

1ère étape : Laisser tremper la pierre à aiguiser une dizaine de minutes dans l’eau

2ème étape : Une fois la pierre passée à l’eau, la poser sur une surface plane et stable.

3ème étape : Poser le biseau de la lame tranchante sur la pierre à aiguiser et frotter par petits mouvements circulaires, du haut vers le bas.

4ème étape : Une fois l’affûtage terminé, essuyer la lame et toutes les autres parties du sécateur avec le chiffon. Puis, passer au remontage du sécateur.

Il ne reste plus qu’à huiler le sécateur pour une utilisation efficace au printemps prochain… On privilégiera de l’huile de machine à coudre ou de l’huile de lin par exemple. Il suffit de graisser la partie coupante à l’aide d’un chiffon et de verser une goutte d’huile sur le ressort du sécateur. N’hésitez pas à l’actionner à quelques reprises afin que l’huile se répande partout. Et voilà, le tour est joué !