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Comment reconnaître les insectes auxiliaires du jardin ?

Comment reconnaître les insectes auxiliaires du jardin ?

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Et si vous partiez une nouvelle fois à la découverte des insectes avec le renard noir ? Cette fois-ci découvrez qui sont les insectes auxiliaires du jardin, à quoi ils servent et comment les protéger quotidiennement… Et vous trouverez un nouveau cahier de reconnaissance des insectes pour s’amuser avec les enfants ! 

Les insectes auxiliaires, qu’est ce que c’est ? 

Pucerons, limaces, cochenilles, mille pattes ou encore charançons… Certaines petites bêtes sont de véritables nuisibles pour le jardin ! Ils dévorent les feuilles, dégustent la sève et se nourrissent de l’énergie des plantes. Et pourquoi ne pas lutter contre eux, de manière biologique ? La solution ? Les insectes auxiliaires. 

On considère que les insectes auxiliaires sont séparés en deux catégories distinctes. Les pollinisateurs que le renard noir vous a présenté lors de son précédent article (lien vers article sur les pollinisateurs), et les prédateurs. Et c’est à eux qu’on s'intéresse cette semaine. 

Les insectes auxiliaires prédateurs raffolent des nuisibles et sont la solution écologique à nos petits problèmes du jardin… En agriculture biologique, les insectes auxiliaires sont utilisés depuis de nombreuses années pour protéger les plantes, fleurs, fruits et légumes. Les insectes auxiliaires prédateurs, considérés comme de véritables chasseurs dans le royaume des insectes,  permettent d’éradiquer totalement la présence de certains nuisibles grâce à leur grande voracité. Efficace, non? Bien évidemment, un jardin naturel possède toujours son lot de nuisible car la nature est faite ainsi.. Il restera donc toujours quelques pucerons par ici et là. 

Qui sont les insectes auxiliaires prédateurs du jardin ? 

  • Les coccinelles : La demoiselle à pois est l’un des insectes qui a le rôle le plus important du jardin puisqu’elle adore manger les nuisibles et plus particulièrement les pucerons. On considère donc que ce sont des insectes aphidiphages, appartenant à la famille des coléoptères. Si les pucerons se font rares, les coccinelles peuvent déguster des cochenilles, thrips ou encore des aleurodes. Chaque coccinelle peut manger, en moyenne, 50 pucerons par jour ! Les coccinelles, aussi appelées familièrement “bêtes de dieu” dégustent les pucerons dès leur plus jeune âge, même lorsqu’elles sont sous état de larves. 

Elles peuvent donc être utilisées comme anti-parasites biologiques. Elles vont être achetées sous forme d’oeufs ou de larves et déposées sur les plantes infestées de pucerons. 

  • Les Chrysopes : Cet insecte est l’ennemi naturel des pucerons. Faisant partie de la famille des Chrysopidés, les Chrysopes ont un corps long, de 1 à 1.5cm. Elles se parent d’un beau vert vif et de gros yeux dorés… Déjà à l’état de larves, les Chrysopes mangent les pucerons, en transperçant sa proie à l’aide de ses 2 mandibules bien aiguisées. L’hiver les Chrysopes dans différents endroits de la maison et du jardin : au garage, dans la cabane du jardin, derrière les volets, au grenier…
  • Les carabes : Ces insectes carnassiers font partie de la famille des Carabidae et du grand ordre des coléoptères. Ils font entre 15 et 30 cm de long et ont un corps qui se divise en 3 parties distinctes :la tête, le thorax et l’abdomen. Ces gros insectes sont les vrais alliés du jardinier car ils sont capables de trouver et de dévorer des larves de nuisibles, tel que le balanin des noisettes, qui se trouvent cachés dans la terre. Ils raffolent bien évidemment des pucerons, acariens ou diptères. Ils apprécient particulièrement les vieilles souches d’arbres pour hiberner.
  • Les cloportes : Le saviez-vous ? Les cloportes appartiennent à la famille des Crustacées, mais sont adaptés à la vie terrestre. Ils possèdent un petit corps ovale et aplati, ainsi que 7 paires de pattes. Quel est leur rôle au jardin ? Ils recyclent la matière organique morte et chassent les petits nuisibles du jardin. Déposez quelques bûches dans le fond du jardin, des pierres plates dans le gazon, ou encore quelques planches en bois pour leur offrir un abris la journée. . 
  • Les perces-oreilles : péchés mignons sont les acariens, les pucerons et les thrips. Ils apprécient particulièrement l’obscurité et recherchent les endroits humides. Les perces-oreilles préféreront donc se nicher dans les écorces, les pierres, les fentes de murs ou de bois. Pour profiter de leur rôle, il est conseillé d’installer des pots de fleurs retournés, remplis de paille, dans les arbres à noyaux avant que les fruits soient mûres. Lorsque les fruits sont mûrs, il est préférable d’enlever les perces-oreilles, car ils pourraient y goûter, et les transférer sur d’autres arbres infestés de pucerons, tels que les pommiers par exemple. 

Quels bons gestes pour protéger les insectes auxiliaires ? 

  • Pour protéger les coccinelles et leur larves, il est important de bannir les insecticides du jardin. De plus, si vous découvrez la présence de fourmis autour des plantes où les pucerons se développent, n’installez pas de coccinelles vous-même. En effet, les fourmis protègent coûte que coûte les pucerons, puisqu’elles se nourrissent du miellat qu’ils sécrètent. Elles risqueraient donc de tuer les larves de coccinelles… De manière plus générale, les insecticides sont mauvais pour toute la faune et la flore de votre jardin.. Ils n’ont donc pas de place au jardin. 
  • Il y a quelques semaines le renard noir vous livrait ses conseils pour fabriquer votre hôtel à insectes vous-même...

Cette maison pour insectes offre la possibilité aux insectes auxiliaires du jardin de passer la nuit au chaud, de s’abriter des intempéries, de se reproduire ou encore se protéger de certains prédateurs. Par conséquent, elle favorise aussi la biodiversité de votre jardin ! 

  • Et si on laissait quelques petits endroits du jardin se développer naturellement ? Nous avons tendance à tondre régulièrement et arracher les mauvaises herbes qui s’installent… Pourtant les hautes herbes sont des endroits adorés des insectes auxiliaires, qui favorisent leur développement et leur présence. Vous pouvez donc laisser certains coins du jardin tranquilles et laisser les micro-organismes faire leur travail… 

On chausse les bottes avec les petits explorateurs et direction le jardin pour apprendre à reconnaître les différents insecte auxiliaires qui s’y cachent… Pour vous aider dans cette excursion dans la nature, le renard noir met à votre disposition un véritable cahier de reconnaissance des auxiliaires prédateurs ! Téléchargez, imprimez et explorer :

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